• Déclaration de la Déléguée de Cuba à l’OMC

    cuba omcDéclaration de la Déléguée de Cuba, Madelyn Rodriguez Lara, lors du Conseil général de l’Organisation mondiale du commerce à Genève, le 25 Juillet 2016.

    Je vous remercie Monsieur le Président,

    Nous apprécions la convocation de cette réunion que nous considérons nécessaire pour garantir le principe de transparence, maintenir informer tous les Membres et favoriser un dialogue entre tous les acteurs, grands et petits.

    Nous remercions également le Rapport présenté par le Directeur Général sur les contacts qu’il a célébrés, les visites et les réunions auxquelles il a participé récemment et ses considérations sur le processus de négociation.

    Monsieur le Président, nous réitérons une nouvelle fois les déclarations antérieures faites par la délégation de Cuba dans ce format et lors des conseils généraux tenus au cours de cette année. Notre position, sur les différentes questions qui sont l’objet de débat, est bien connue et n’a pas changé.

    Cuba a participé aux négociations qui font partie du Cycle de Doha en vue de corriger les clairs déséquilibres hérités du Cycle d’Uruguay, sur la base du mandat et la dimension du développement encadrés dans la Déclaration Ministérielle de Doha, ainsi que dans l’architecture conçue depuis lors, y compris les outils pour tenir compte des intérêts des pays en développement. Le paragraphe 32 de la Déclaration Ministérielle de Nairobi le reflète quand elle indique, et je cite : « le développement continuera au centre de tous les futurs travaux et nous réaffirmons que l’intégralité des dispositions relatives au traitement spécial et différencié se maintiendra ».

    Par conséquent, il est essentiel pour ma délégation de maintenir les dispositions relatives au traitement spécial et différencié ainsi que les flexibilités qui prennent en compte la dimension du développement et que nous avons obtenues avec beaucoup d’effort et temps de négociation au cours des années de négociations.

    Monsieur le Président, nous réitérons une nouvelle fois notre déception que le Programme de Doha n’ait pas été réaffirmé explicitement dans la Déclaration de Nairobi, ainsi que notre préoccupation au sujet de l’intention d’introduire de nouveaux thèmes et de nouvelles approches qui peuvent avoir des conséquences telle que la limitation de nos espaces de politique et de l’exercice souverain de nos Etats.

    Avant d’évaluer l’acceptation de nouveaux thèmes à l’OMC, nous devons conclure avec satisfaction le Cycle de Doha pour le Développement et, en tout cas, donner une plus grande clarté sur la façon dont nous allons faire aboutir les mandats en cours dans la prochaine Ministérielle.

    Lors des réunions des organes de négociation qui ont eu lieu dans les mois de Juin et Juillet, nous avons entendu avec inquiétude des idées sur de nouvelles approches qui redimensionnent le rôle de négociation de l’Organisation et, par la même occasion, du multilatéralisme consolidé depuis de nombreuses années dans le cadre de ce système commercial.

    Cuba ne favorise pas les initiatives qui réduisent le caractère multilatéral de l’OMC reconnu dans les accords existants ou encouragent la disparition des concepts basiques du principe du traitement spécial et différencié pour les pays en développement et les pays les moins avancés. Nous ne voulons pas de reculs, ni sur le principe de traitement spécial et différencié ni quant à la nature multilatérale de l’Organisation.

    De même, les initiatives plurilatérales conçues à l’extérieur de cette Maison doivent rester hors de celle-ci, même à des fins d’information comme dans le cas des réunions de TISA.

    En ce qui concerne les négociations sur l’agriculture, nous soutenons les priorités préconisées par le G-33 basées sur des décisions ministérielles relatives au mécanisme de sauvegarde spéciale et à la constitution de stocks publics à des fins de sécurité alimentaire. Ainsi, nous défendons que la base des négociations reste le texte des modalités Rev. 4. de 2008. Les flexibilités convenues pour Cuba dans ce contexte représentent le maximum que nous sommes disposés à octroyer.

    Monsieur le Président, nous devons travailler dans les prochains mois à l’achèvement du Cycle de Doha en plaçant au centre la dimension du développement. Nous sommes prêts à travailler, comme toujours, de manière constructive et cohérente avec les intérêts de la grande majorité des membres de cette Organisation.

    Nous demandons que cette déclaration soit incorporée dans le procès-verbal de la réunion du Conseil général.

    Merci beaucoup.

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